Ça fait longtemps que t’as pas fait un article de série. C’est vrai ça, pourtant t’adores ça, c’est d’ailleurs pour ça que tu vas moins au ciné. T’en parles tout le temps, mais ton blog le montre pas vraiment. Quoi ? T’as pas d’idées ? Attends, allume Netflix, regarde la section « vus récemment » et parle un peu de ce que tu nous as regardé cette semaine. Tu vas voir, c’est facile, personne ne verra quel gros paresseux tu fais.

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Weeds – la série jamais terminée

J’ai commencé Weeds il y a un bon bout de temps. Sorte d’ovni télévisuel délirant, une comédie aux airs de drame (à moins que ce soit l’inverse), je m’étais arrêté au bout de trois saisons, découragé à l’époque par la sortie de ma zone de confort (l’action changeant radicalement de lieu). Récemment ajoutée au catalogue de Netflix, l’occasion était trop belle pour ne pas replonger dans les galères de la famille Botwin, entre guerres de gangs, conflits de voisinage et puberté difficile. Si tu n’as toujours pas vu ce petit bijou tu n’as plus d’excuse. Je te promets une série incroyable et loufoque, aux cliffangers tous plus what the fuck les uns que les autres. La série a même été refusée par les chaînes françaises par soucis de moralité, si ça c’est pas un argument. Et si tu ne tombes pas amoureux de Nancy Botwin, je mange mon chapeau. Je ne m’étends pas, la série aura probablement droit à son article une fois que j’aurai terminé les deux dernières saisons.

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Archer : la série au hasard

La particularité de Netflix est de te proposer des suggestions littéralement tout le temps. Fourbe, le service parvient à te faire flancher à l’usure, c’est ainsi que j’ai commencé Archer. Série d’animation diffusée sur FX, Archer raconte la vie au sein de l’agence d’agents secrets la plus ridicule des États-Unis. Immorale, cruelle, pansexuelle, les personnages d’Archer sont tous aussi névrosés les uns que les autres. Par des running gags d’une lourdeur incroyable, difficile de ne pas se regarder un petit épisode de temps en temps, avec des chips et un martini. Mention spéciale pour la DRH nymphomane et accro à la nourriture, définitivement mon personnage préféré. À regarder uniquement en V.O., entre amis, au boulot, dans le métro, sous la douche.

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Bloodline : la série que tu finiras pas

Netflix se démarque aussi par ses créations originales, des séries qui sortent à grand coups de promotion, souvent très bonnes et dont la saison sort intégralement pour te faire passer un weekend devant ta télévision à faire le tour des pizzas en livraison. Bloodline est un peu différente malheureusement. Réalisation superbe, esthétique incroyable, histoire intéressante, mais la sauce ne prend jamais. Après trois épisodes de 60 minutes, je ne suis toujours pas attaché aux personnages, je me fiche complètement de leur sort, et les flash-forwards ne suffisent plus à me tenir en haleine. Dommage, je terminerai peut-être la saison un jour ou l’autre, sur un coup de tête, mais quitte à choisir une série originale Netflix, tu ferais mieux de regarder Orange is the new black. Voila.

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Daredevil : la série géniale mais que t’as pas le temps

Encore une série originale Netflix, cette fois d’une qualité assez incroyable, Daredevil nous prouve que les super-héros torturés c’est quand même mieux qu’une bande de guignols qui volent dans New-York. Sorte de Batman côté Marvel, Daredevil est une série soignée, pesante, prenante et qui sait rester humble. Je n’ai pas encore terminé la saison, je la regarde avec mon cher et tendre et nos emplois du temps ne sont pas propices au binge-watching, mais si la seconde moitié de la saison est aussi bonne que la première, je devrais en faire un article pour développer un peu plus l’univers de Hell’s Kitchen. Ah, et si tu hésites encore, Charlie Cox, l’acteur principal, devrait réussir à te convaincre assez facilement.

Breaking Bad : la série qu’il faudrait commencer un jour

Hors de mes visionnages de la semaine, Breaking Bad continue de me narguer dans ma liste « à voir ». La série est disponible sur Netflix, je n’ai aucune excuse si ce n’est la paresse de me lancer dans une nouvelle série face à l’avalanche de retard qui s’accumule dans toutes les autres. Je n’ai rien à dire pour ma défense, je commencerai un beau jour, ce jour bénit où je n’aurai rien à rattraper. Mais quelque chose me dit que ce ne sera pas avant longtemps.

Au final, je n’ai pas regardé grand chose cette semaine. Rajoutons quelques images dans cet article et justifions le texte, histoire de feinter une certaine longueur. Voila, parfait, t’as ton article, tout va pour le mieux, blogueur de l’année. Promis, la prochaine fois je t’épates.